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Président :

Claude Frenette

Le journal l’Étincelle est un hebdomadaire distribué à plus de 10 650 exemplaires.

Directrice :

Chantal Darveau

| Réceptionniste :

Geneviève Gray

| Graphistes :

Nancy Ménard et Nathalie Bourget

Conseillers publicitaires :

Chantal Darveau et Sébastien Boucher

| Journaliste :

Ralph Côté

Soyez vu t reconnu... grâce à l’Étincelle

JOURNAL

INDÉPENDANT

Courrier 2e classe - Enregistrement no 3398, dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec.

L’Étincelle • www.letincelle.qc.ca • mercredi 8 juillet 2015

G

énéalogie

Beaux dimanches en famille, par Jacques Blaquière

G

énéalogie

Beaux dimanches en famille, par Jacques Blaquière

G

énéalogie

e ux dimanches en famille, par Jacques Blaquière

LA MUSIQUE DES NOMS

En écoutant attentivement la musique des

noms, on peut parfois les associer à une si-

gnification. Il ne faut pas se fier à

l’orthographe des noms de famille parce qu’il

n’y a pas eu de règles d’écriture avant le 19e

siècle et la majorité de nos ancêtres illettrés

ne savaient pas comment épeler leur nom.

Alors, les écrivains orthographiaient les noms

de famille au son comme ils les entendaient.

Comme il suffisait de connaître le son des

lettres de l’alphabet pour savoir écrire, les

noms de famille s’écrivaient uniquement

selon les fantaisies auditives de chacun. Si

une personne illettrée demandait à un écri-

vain public de lui écrire une lettre, l’écrivain

comptait le nombre de caractères alphabé-

tiques utilisés dans la lettre pour déterminer

le prix de son travail. C’est ainsi que des

noms généralement courts tels Arseno sont

écrits aujourd’hui de plusieurs façons comme

Arsenault, Arseneau, Arseneault, etc. Il falloit

simplement avouère la connoissance du son

des lettres de l’alphabet pour écrire (Note à la

révision : il n’y a pas de faute d’orthographe

dans la phrase qui précède).

Donc, il faut comprendre que le roi François

Premier était en fait Français Premier, homme

d’État et premier citoyen de la France. Dans

les noms de famille, nous avons les Sirois,

les Seray et les Céré. Si on ne fait jouer que

le son de ces noms différents en apparence,

on devine facilement qu’ils désignaient un

très vieux métier ancestral : les ciriers. Avant

le 17e siècle, nos ancêtres ne portaient qu’un

seul nom.

À cause de l’accroissement démographique, il

devenait de plus en plus difficile de les distin-

guer les uns des autres. C’est alors que nos

ancêtres ont commencé à ajouter leur métier

ou toute autre caractéristique personnelle à

leur nom unique pour se distinguer de leurs

homonymes. Les ciriers sont de ceux-là. Et

les ciriers étaient très nombreux à cause des

nécessités de l’époque. Les ciriers étaient des

ouvriers travaillant la cire, des marchands de

cire et de bougies. La cire servait entre autres

à fabriquer des chandelles pour l’éclairage

(pas d’électricité à l’époque), chauffage et

éclairage des couloirs de châteaux, vête-

ments cirés pour les gens de mer, scellant

pour les écrits, etc. Le premier du nom Cirier

en Nouvelle-France se nommait Jean Sirois,

né vers 1680 à Paris. On pourrait aussi écrire

Sirais, Siret, Siré (ou Sire), Cyr, Céré, Seray,

etc. Il y eu aussi les familles Chandelier qui

fabriquaient les supports à chandelles.

Les seigneurs-propriétaires de seigneuries

sont devenus des Sieur ou Lesieur. Quand

les gens ont commencé à pouvoir lire leur

nom, ils ont adopté la première façon trouvée

de l’écrire. Ainsi s’expliquent les épellations si

nombreuses d’un même nom de famille. Les

noms se terminant en et, ois, ais ou ay, se

prononcent é. Ne reste plus qu’à faire réson-

ner mentalement la musique du nom et l’on

arrive à trouver son origine ou le métier des

premiers de ce nom.

Pour des suggestions ou pour s’inscrire

aux

Beaux dimanches en famille :

Société généalogique de Richmond

([email protected]

).

UNE HEUREUSE NOUVELLE :

Deux poumons pour Sarah-Ève

Windsor (RC)

– Depuis l’automne, l’état de

santé de Sarah-Ève Fontaine devenait de

plus en plus précaire, particulièrement au

cours des deux derniers mois durant lesquels

les traitements exigeaient beaucoup d’efforts

pour la jeune femme de 20 ans hospitalisée

afin de recevoir les traitements nécessaires

dans l’attente d’une greffe de plus en plus

pressante. Et voilà que durant l’avant-midi du

samedi 4 juillet, Sarah-Ève et les membres

de sa famille apprenaient que deux poumons

étaient près pour la greffe tant attendue.

L’opération s’est déroulée durant la nuit de

samedi à dimanche à l’Hôpital Notre-Dame

du Centre hospitalier de l'Université de

Montréal, là où demeurera durant trois ou

quatre semaines pour ensuite poursuivre sa

convalescence à la Maison des greffés Lina

Cyr, également située dans la métropole. Fait

à noter, le chirurgien et son équipe ont œuvré

durant quatre heures alors que l’intervention

aurait pu s’allonger de cinq à sept heures.

Après un réveil graduel, Sarah-Ève a pu com-

muniquer brièvement avec ses proches. Elle

est cependant à récupérer de cette chirurgie

majeure à l’aide du sommeil, des antidou-

leurs et de physiothérapie respiratoire lors de

périodes d’éveil.

Avec une famille pétante de joie, de pleurs,

de soulagement et d’un manque de sommeil

au bord de l’état comateux, particulièrement

pour la mère de Sarah-Ève, Annie Lussier,

l’heureuse nouvelle n’a pas manquée de ré-

jouir beaucoup de gens attentifs, dont celles

et ceux qui, au fil des années et des derni-

ers mois, ont additionné des initiatives et at-

tentions pour encourager Sarah-Ève et ses

proches à cheminer vers l’ultime don.

Une photo prise par la famille qui a fait la manchette sur laquelle apparaît Sarah-Ève et

sa demi-sœur, Flavie.