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Le journal l’Étincelle est un hebdomadaire distribué à plus de 10 650 exemplaires.
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Courrier 2e classe - Enregistrement no 3398, dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec.
L’Étincelle • www.letincelle.qc.ca • mercredi 8 juillet 2015
G
énéalogie
Beaux dimanches en famille, par Jacques Blaquière
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énéalogie
Beaux dimanches en famille, par Jacques Blaquière
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énéalogie
e ux dimanches en famille, par Jacques Blaquière
LA MUSIQUE DES NOMS
En écoutant attentivement la musique des
noms, on peut parfois les associer à une si-
gnification. Il ne faut pas se fier à
l’orthographe des noms de famille parce qu’il
n’y a pas eu de règles d’écriture avant le 19e
siècle et la majorité de nos ancêtres illettrés
ne savaient pas comment épeler leur nom.
Alors, les écrivains orthographiaient les noms
de famille au son comme ils les entendaient.
Comme il suffisait de connaître le son des
lettres de l’alphabet pour savoir écrire, les
noms de famille s’écrivaient uniquement
selon les fantaisies auditives de chacun. Si
une personne illettrée demandait à un écri-
vain public de lui écrire une lettre, l’écrivain
comptait le nombre de caractères alphabé-
tiques utilisés dans la lettre pour déterminer
le prix de son travail. C’est ainsi que des
noms généralement courts tels Arseno sont
écrits aujourd’hui de plusieurs façons comme
Arsenault, Arseneau, Arseneault, etc. Il falloit
simplement avouère la connoissance du son
des lettres de l’alphabet pour écrire (Note à la
révision : il n’y a pas de faute d’orthographe
dans la phrase qui précède).
Donc, il faut comprendre que le roi François
Premier était en fait Français Premier, homme
d’État et premier citoyen de la France. Dans
les noms de famille, nous avons les Sirois,
les Seray et les Céré. Si on ne fait jouer que
le son de ces noms différents en apparence,
on devine facilement qu’ils désignaient un
très vieux métier ancestral : les ciriers. Avant
le 17e siècle, nos ancêtres ne portaient qu’un
seul nom.
À cause de l’accroissement démographique, il
devenait de plus en plus difficile de les distin-
guer les uns des autres. C’est alors que nos
ancêtres ont commencé à ajouter leur métier
ou toute autre caractéristique personnelle à
leur nom unique pour se distinguer de leurs
homonymes. Les ciriers sont de ceux-là. Et
les ciriers étaient très nombreux à cause des
nécessités de l’époque. Les ciriers étaient des
ouvriers travaillant la cire, des marchands de
cire et de bougies. La cire servait entre autres
à fabriquer des chandelles pour l’éclairage
(pas d’électricité à l’époque), chauffage et
éclairage des couloirs de châteaux, vête-
ments cirés pour les gens de mer, scellant
pour les écrits, etc. Le premier du nom Cirier
en Nouvelle-France se nommait Jean Sirois,
né vers 1680 à Paris. On pourrait aussi écrire
Sirais, Siret, Siré (ou Sire), Cyr, Céré, Seray,
etc. Il y eu aussi les familles Chandelier qui
fabriquaient les supports à chandelles.
Les seigneurs-propriétaires de seigneuries
sont devenus des Sieur ou Lesieur. Quand
les gens ont commencé à pouvoir lire leur
nom, ils ont adopté la première façon trouvée
de l’écrire. Ainsi s’expliquent les épellations si
nombreuses d’un même nom de famille. Les
noms se terminant en et, ois, ais ou ay, se
prononcent é. Ne reste plus qu’à faire réson-
ner mentalement la musique du nom et l’on
arrive à trouver son origine ou le métier des
premiers de ce nom.
Pour des suggestions ou pour s’inscrire
aux
Beaux dimanches en famille :
Société généalogique de Richmond
([email protected]).
UNE HEUREUSE NOUVELLE :
Deux poumons pour Sarah-Ève
Windsor (RC)
– Depuis l’automne, l’état de
santé de Sarah-Ève Fontaine devenait de
plus en plus précaire, particulièrement au
cours des deux derniers mois durant lesquels
les traitements exigeaient beaucoup d’efforts
pour la jeune femme de 20 ans hospitalisée
afin de recevoir les traitements nécessaires
dans l’attente d’une greffe de plus en plus
pressante. Et voilà que durant l’avant-midi du
samedi 4 juillet, Sarah-Ève et les membres
de sa famille apprenaient que deux poumons
étaient près pour la greffe tant attendue.
L’opération s’est déroulée durant la nuit de
samedi à dimanche à l’Hôpital Notre-Dame
du Centre hospitalier de l'Université de
Montréal, là où demeurera durant trois ou
quatre semaines pour ensuite poursuivre sa
convalescence à la Maison des greffés Lina
Cyr, également située dans la métropole. Fait
à noter, le chirurgien et son équipe ont œuvré
durant quatre heures alors que l’intervention
aurait pu s’allonger de cinq à sept heures.
Après un réveil graduel, Sarah-Ève a pu com-
muniquer brièvement avec ses proches. Elle
est cependant à récupérer de cette chirurgie
majeure à l’aide du sommeil, des antidou-
leurs et de physiothérapie respiratoire lors de
périodes d’éveil.
Avec une famille pétante de joie, de pleurs,
de soulagement et d’un manque de sommeil
au bord de l’état comateux, particulièrement
pour la mère de Sarah-Ève, Annie Lussier,
l’heureuse nouvelle n’a pas manquée de ré-
jouir beaucoup de gens attentifs, dont celles
et ceux qui, au fil des années et des derni-
ers mois, ont additionné des initiatives et at-
tentions pour encourager Sarah-Ève et ses
proches à cheminer vers l’ultime don.
Une photo prise par la famille qui a fait la manchette sur laquelle apparaît Sarah-Ève et
sa demi-sœur, Flavie.




