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JOURNAL
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Courrier 2e classe - Enregistrement no 3398, dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec.
L’Étincelle • www.letincelle.qc.ca • mercredi 3 février 2016
QUE LE BON ANCÊTRE MACKLE FOY SE LÈVE
Le nom de famille Foy est souvent associé
à tort à la religion. Bien que Foy ou DeFoy
ne possède pas les mêmes racines latines
que foi (fides), il signifie feu (ignis). Mais
on l’utilise indistinctement. Avoir la foi, c’est
avoir le feu sacré. Les Foy irlandais étaient
parents de nom avec les Foye, Foyé, Foyer,
DeFoye et DuFeu français. Le foyer était
l’ouvrier chargé d’alimenter le feu avec du
bois ou du charbon dans une sidérurgie ou
dans une forge.
Vers 1840, de nombreux Irlandais sont de-
venus malgré eux des « gens de mer » pour
émigrer en Amérique du Nord afin d’échapper
aux persécutions religieuses et économiques
qu’on leur faisait subir en Irlande. La plupart
de ces exilés étaient locataires de leur lopin
de terre dans leur propre pays. Les riches
propriétaires britanniques anglais protes-
tants n’avaient de cesse de les persécuter
sous prétexte qu’ils refusaient d’abjurer la foi
catholique. On leur imposait des loyers exor-
bitants et on ne leur permettait rien d’autre
que la culture de la pomme de terre, soit di-
sant que les animaux domestiques pouvaient
piétiner et endommager les terres.
Il faut mentionner que le clergé catholique lo-
cal, mieux nantis financièrement, les incitait
à se soumettre humblement à ce régime
imposé par leurs propriétaires britanniques.
Le but non avoué de ces persécutions était
de chasser les Irlandais du pays pour livrer
leurs terres au pâturage des animaux. Le
commerce de bétail était à l’époque un
marché très lucratif en Angleterre. Malgré
la traversée périlleuse de l’océan, payée
encore une fois aux armateurs britanniques
qui disaient « faciliter » leur exil à bord de
navires surchargés, plusieurs ont réussi à
survivre à leur transport pour finalement se
retrouver à peu près dans les mêmes con-
ditions une fois débarqués en Amérique du
Nord. Une seule exception : les immigrants
irlandais venus s’établir au Bas-Canada,
Québec, alors majoritairement français et
catholique.
Malgré les conflits linguistiques fréquents
avec leurs voisins francophones, les ar-
rivants irlandais partageaient au moins la
même religion. Chez les Britanniques de
l’empire Nord-Américain, lui aussi en plein
essor économique, on cherchait parmi les
nouveaux immigrants irlandais une main
d’œuvre à bon marché pour cultiver les
grandes terres agricoles et comme ou-
vriers pour les projets de développement in-
dustriel. Les Irlandais ont joué un rôle aussi
important pour la croissance économique
du Canada que celui, à la même époque,
des esclaves noirs américains pour la crois-
sance économique des États-Unis.
Plus près de nous, dans le comté de
Richmond, beaucoup d’Irlandais ont partagé
leur culture traditionnelle avec leurs voi-
sins. Pour qui cherche ses racines généa-
logiques irlandaises dans ce comté, il faut
avoir beaucoup de perspicacité. Les homo-
nymes irlandais sont nombreux. Comme
chez leurs voisins francophones, beaucoup
de familles irlandaises donnaient exacte-
ment les mêmes prénoms à leurs enfants.
Ainsi au recensement canadien de 1881, à
Tingwick, où les familles immigrantes irlan-
daises ont été des pionnières, quatre Mackle
Foy vivaient en voisinage. Mackle Foy père
et son fils Mackle Foy ainsi que le voisin
Mackle Foy père et son fils Mackle Foy. Que
le bon ancêtre Mackle (Michel) Foy se lève !
S
ports
C
oin des chevaliers
S
ports
F
illes d’Isabelle
G
énéalogie
Beaux dimanches en famille, par Jacques Blaquière
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• Pensée : Le bonheur vaincra toujours sur
tes peurs, si tu lui laisses la chance.
• Bon anniversaire à Mmes Jeannine
Normandin, Thérèse Drapeau et Rachel
Lemelin.
• Ne pas oublier la réunion du 8 février ; nous
allons souligner la Saint-Valentin.
• Lors de la collecte de sang du mardi 26 jan-
vier organisée par Domtar, en collaboration
avec les Filles d’Isabelle, 75 donneurs sont
venus faire ce précieux don. Parmi eux, il y
avait 5 nouveaux donneurs. Les bénévoles
tiennent à remercier Mme Providence
Cloutier, présidente d’honneur, pour le
goûter et les cadeaux d’appréciation.
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préparer vos repas après funérailles.
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sable de ce volet, Mme Monique Morin, au
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Corriveau au 819 845-1123. Nous tenons à
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seulement à 3 endroits : au centre com-
munautaire, à la salle des Chevaliers de
Colomb ou à celle du Bel Âge.
• Pensée : Les petites douceurs de la vie
nous font accepter la réalité et nous aident
à y faire face.
Une gagnante de La Poule
aux œufs d’or
Saint-François (RC) — Loto-Québec a annoncé récemment qu’une résidente de l’Estrie,
Lyse Jolin Mathieu, a gagné un lot de 25000 $ provenant de l’émission de La Poule aux
œufs d’or en date du 13 janvier. Elle a d’abord cru à une défectuosité du terminal, mais
c’est tout sourire qu’elle est venue réclamer son chèque au siège social de Loto-Québec.
L’heureuse gagnante s’offrira peut-être un voyage de pêche en Gaspésie. Le billet chan-
ceux provient du Marché Saint-François, situé à Saint-François-Xavier-de-Brompton.
Photo : Crédit Loto-Québec




