Background Image
Previous Page  14 / 28 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 14 / 28 Next Page
Page Background

L’Étincelle • www.letincelle.qc.ca • mercredi 8 avril 2015

Tél. :

819 822-4221

poste 224

Fax :

819 822-3027

Villeneuve, Gagné, Stébenne, Proulx

s.e.n.c.r.l

275, boul. Jacques-Cartier Sud

Sherbrooke (Québec) J1J 2Z6

Rapport financier

Déclarations fiscales et planification

Programmes gouvernementaux

Transfert d’entreprises et fiscalité agricole

Urgence

7 jours

R.B.Q 5644-1575-01

Francis Labrecques, prop.

819 570-2881

pompespstamant.ca

Vente d’accessoires

et service à domicile

INSTALLATION DE POMPE À EAU

• Résidentielle • Agricole

Collaboration spéciale, La Terre de chez nous

À l’ère où les fermes de certaines régions vivent

de fortes pressions spéculatives, il existe un

nombre croissant de producteurs qui envisagent

la création d’une fiducie, laquelle conservera la

vocation de leur ferme à tout jamais.

Les précurseurs dans ce domaine se trouvent à

Une ferme à l’abri des spéculateurs

Anne Roussel est heureuse de travailler sur

la terre de ses parents maintenant proté-

gée à perpétuité des spéculateurs par une

fiducie. (Photo Archives/TCN)

Mont-Saint-Grégoire, en Montérégie. La fiducie

en question porte le nom de Protec-Terre. Elle

a acheté la terre de Jean Roussel il y a quatre

ans et la prêtera gratuitement aux prochaines

générations d’agriculteurs, pourvu que ceux-ci

respectent les méthodes d’agriculture certifiée

biologique en vigueur au Québec et offrent

localement une certaine proportion de leurs

produits.

Les producteurs en place, présentement Anne

Roussel et son conjoint, n’ont qu’à payer les

taxes foncières. Les bâtiments, de même que

les animaux et la valeur des cultures, leur ap-

partiennent. Après quatre ans, la ferme spéciali-

sée dans la production maraîchère biologique

roule à pleine vapeur. Des gens ayant pris des

parts dans la fiducie sont clients de la ferme. Un

soutien social qui anime Mme Roussel. « Ici,

plusieurs citadins, pas nécessairement fortunés,

ont versé un don à la fiducie simplement parce

qu’ils ne voulaient pas voir disparaître cette fer-

me biologique », confie-t-elle.

Ce modèle est sur le point de se dupliquer.

Hubert Lavallée, le président du conseil

d’administration de l’organisme à but non lucratif

Protec-Terre, dit recevoir chaque mois des de-

mandes de producteurs intéressés par leur con-

cept. « On travaille sur une quinzaine de projets.

Des fermes, mais aussi des MRC [municipalités

régionales de comté] qui y voient une façon de

revitaliser des terres laissées en friche tout en

donnant une chance à la relève », explique-t-il.