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L’Étincelle • www.letincelle.qc.ca • mercredi 8 avril 2015

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Connaissez-vous vos obligations ?

(1

ere

partie)

Valérie Giguère, responsable du Centre d’emploi

agricole de l’Estrie (CEA)

Le Centre d’emploi agricole et la Mutuelle de

prévention de l’UPA vous proposent une série

de questions/réponses sur vos droits et obliga-

tions en tant qu’employeur. Voici donc le pre-

mier de deux articles portant sur des aspects

généraux de la santé et de la sécurité au travail

en agriculture.

1. Le contenu de la trousse de premiers soins

doit-il être changé aux 3 ans?

NON : Il n'est pas nécessaire de remplacer

les trousses de premiers secours tous les

trois ans. Aucune certification de garantie

ou de conformité n'est demandée. Chaque

employeur est tenu de fournir un nombre

adéquat de trousses de premiers secours.

Ces trousses doivent se trouver dans des

endroits faciles d'accès, le plus près possi-

ble des lieux de travail.

2. L’employeur doit-il inscrire dans un registre

tous les accidents du travail qui survien-

nent et qui ne rendent pas le travailleur

incapable d’exercer son travail au-delà de

la journée au cours de laquelle s’est mani-

festée sa lésion professionnelle?

OUI : L’employeur présente ce registre

au travailleur afin que celui-ci y appose sa

signature pour confirmer qu’il a été victime

de l’accident et la date de celui-ci. À des fins

de prévention, on recommande fortement

d’y inscrire tous les incidents.

3. Est-il nécessaire de former un nouveau tra-

vailleur si ce dernier a de l’expérience dans

le même domaine?

OUI : L’employeur a l’obligation légale de

former ses travailleurs sur les méthodes de

travail sécuritaires, de leur montrer com-

ment exécuter une tâche et de s’assurer

qu’ils ont bien compris. Accordez un soin

particulier aux tâches à risque élevé : procé-

dure de cadenassage pendant l’entretien

des machines, conduite du tracteur, travail

en espace clos, travail en hauteur, applica-

tion des pesticides, etc. Même pour un tra-

vailleur expérimenté, les rappels sont utiles.

4. Les travailleurs bénévoles sont-ils automa-

tiquement protégés par la CSST en cas

d’accident?

NON : La protection est facultative.

L’entreprise qui veut les protéger confor-

mément à la loi, doit en faire la demande

à la CSST par écrit. La demande peut être

présentée à n'importe quel moment de

l'année.

5. Pour plus de sécurité, est-il recommandé

d’entreposer au même endroit toutes les

matières dangereuses utilisées au travail?

NON : Pour éviter de malheureux inci-

dents, il importe d’entreposer ces matières

de façon appropriée et sûre, en confor-

mité avec le Règlement sur la santé et la

sécurité du travail. Les produits ne sont pas

tous compatibles. L’employeur doit dresser

l’inventaire de ses produits, les classifier,

les étiqueter, déterminer les produits qui ne

sont pas compatibles entre eux et finale-

ment aménager les lieux en conformité

avec la réglementation et les incompatibili-

tés respectives.

6. Le propriétaire exploitant est-il tenu de

respecter les mêmes obligations que ses

travailleurs?

OUI : À partir du moment où il y a un tra-

vailleur, les lois et règlements de la CSST

s’appliquent pour tous, incluant les pro-

priétaires.

Source : Émilie Caron

du CEA Outaouais-Laurentides