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JOURNAL
INDÉPENDANT
Courrier 2e classe - Enregistrement no 3398, dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec.
L’Étincelle • www.letincelle.qc.ca • mercredi 17 juin 2015
Attention! Ce n’est pas un chevreau qui parle
de sa mère. Chèvre était bel et bien un patro-
nyme porté au 17e siècle. Renée Chèvre
vivait dans le Poitou et elle fut déclarée dé-
funte lors du mariage de son fils Joseph
Galois à Québec le 9 février 1677. Ce dernier
n’a cependant pas laissé de petits-enfants
à sa mère ni de descendance Galois au
Québec. Peut-être n’en a-t-il pas eu le temps
car sa veuve Anne Jousselot, âgée de 19 ans,
se mariait l’année suivante en deuxièmes
noces à Toussaint Dubeau le 8 mai 1678 à
Québec. Dubeau était veuf de Marguerite
Damy avec qui il avait eu deux enfants.
Avec Anne Jousselot, Toussaint Dubeau
a ajouté onze autres enfants à la garderie
et il a laissé toute une postérité de Dubeau
au Québec. Mais le sort s’acharne sur Anne
Jousselot. À 34 ans, elle devient veuve une
deuxième fois. Avec douze jeunes enfants vi-
vants sur les bras, le mariage est devenu une
nécessité de la vie. Elle épouse en troisièmes
noces, le 21 juillet 1698 à Charlesbourg,
un courageux célibataire de 44 ans, André
Duval. Malheureusement, un seul enfant naî-
tra de cette union et décèdera neuf mois plus
tard le 17 octobre 1699. André Duval n’aura
pas de postérité puisqu’il meurt le 2 juillet
1699, trois mois avant le décès de son fils
unique.
Anne Jousselot supportera un veuvage de
douze ans et se remariera en quatrièmes
noces, le 12 juin 1712 à Charlesbourg,
à Jean Maranda, lui-même veuf de deux
précédents mariages. Jean Maranda ap-
porte avec lui huit enfants vivants des quinze
enfants de ses deux précédents mariages.
Anne Jousselot, maintenant âgée de 53 ans
se retrouve en ménage avec une famille de
20 enfants bien vivants dont quelques-uns
en début d’adolescence. Elle n’aura aucun
enfant avec Jean Maranda. Jean Maranda
décède le 3 septembre 1724 et sa veuve
Anne Jousselot convolera en cinquièmes no-
ces à Charlesbourg le 11 octobre 1725 avec
Claude Dubreuil, veuf d’un premier mariage.
Claude Dubreuil n’aura pas d’enfants lui non
plus avec Anne Jousselot, mais il ajoute tout
de même à la garderie trois de ses enfants
des quatre qu’il a eu de son précédent ma-
riage. Donc, Anne Jousselot se retrouve à 66
ans avec une garderie de 23 enfants.
Il n’y avait pas à cette époque d’allocations
familiales ni de centres subventionnés pour
prendre soin des enfants. Anne Jousselot a
probablement créé de son vivant le premier
service de garde en milieu familial, et ce, sans
subventions gouvernementales d’aucune
sorte. Cette débrouillarde hors pair est de-
venue veuve une cinquième fois le 10 octo-
bre 1730 et est décédée treize ans plus tard
à Charlesbourg le 13 janvier 1743. Elle serait
morte d’une grande fatigue puisque son âge
déclaré au décès fut de 92 ans, vieillie selon
la coutume par l’apparence de sa dépouille
mortelle puisqu’elle avait en réalité 84 ans.
Pour des suggestions ou pour s’inscrire
aux Beaux dimanches en famille :
Société généalogique de Richmond
([email protected]).
MAMAN EST UNE CHÈVRE!
F
illes d’Isabelle
• Bon anniversaire à Mme Marguerite Durand.
• Sincères condoléances à Mme Solange
Massé pour le décès de sa sœur, Mme
Ghyslaine Massé Chênevert, et égale-
ment à Mme Pauline Paquette Bureau pour
le décès de sa belle-sœur, Mme Éliane
Desaulniers Paquette.
• Lors de notre dernière réunion du 8 juin, la
gagnante du tirage du prix de présence de
5 $ est Mme Jeannine Normandin. Mme
Jeannine Ponton a gagné une statue de
Notre-Dame-du-Cap, Mmes Rita Duhaine
et Della Ward Dubuc ont gagné les cadeaux
que notre digne ex-régente d’État nous a
offerts, soit deux petits pots de gelée de
pommes.
• Il y a eu également des élections lors de la
dernière réunion. Les nouvelles nomina-
tions sont les suivantes : régente : Joanne
Lussier ; vice-régente : Claudette Saint-
Pierre ; ex-régente : Jocelyne Bégin :
secrétaire-financière : Nicole Lacasse ; tré-
sorière : Madeleine Ouellette : vérificatrice :
Pierrette Corriveau ; secrétaire archiviste :
Isabelle Bégin ; chancelière : Jacqueline
Geoffroie ; gardienne : Monique Morin.
Merci à toutes celles qui ont accepté ces
postes et bonne chance dans vos fonctions.
• Il y aura une clinique de sang le 14 juillet
prochain à la salle du Centre régional du
Bel Âge. Cette collecte au profit d’Héma-
Québec est organisée par le Bel Âge, en
collaboration avec les Filles d’Isabelle.
G
énéalogie
Beaux dimanches en famille, par Jacques Blaquière
Un premier roman pour Geneviève Côté
Windsor (RC)
– Résidant à Windsor,
Geneviève Côté procédera au lancement de
son premier roman, Les Secrets du Manoir
Beaujolais. L’activité aura lieu le vendredi 3
juillet au pavillon principal du Parc historique
de la Poudrière, de 16 h à 20 h.
Aujourd’hui âgée de 35 ans et maman de
deux jeunes garçons, Geneviève Côté habite
à Windsor et possède également le Studio de
mise en forme GC. Elle a toujours mis la main
dans toutes sortes de projets créatifs, que ce
soit le design de mode, la peinture, le dessin,
l’écriture, et la danse. Elle est une entrepre-
neure constamment en mouvement.
Ce premier livre est inspiré par un cauche-
mar fait à l’âge de quinze ans, alors que
Geneviève vivait sa crise d’adolescence. Au
fil des années, l’histoire s’est dessinée et le
résultat reflète l’imagination débordante de
son auteure.
« Sur fond de papier, tracez une bonne dose
de quotidien, ajoutez-y un zeste de suspense
et un soupçon de lasciveté, puis enrobez le
tout de rebondissements : vous obtiendrez
la recette du roman Les Secrets du Manoir
Beaujolais », affirme Charles DuBois, qui a
assuré la correction du manuscrit.
Pour plus d’information :
facebook.com/genevievecoteauteure.Démolition prochaine de
l’ancienne Pizzériata
Windsor (RC)
– Le bâtiment commercial de
deux étages situé au 175 de la rue Saint-
Georges à Windsor sera bientôt démoli.
Endommagé le 17 décembre 2013 par le
bris d’un panneau électrique, l’intervention
des pompiers avait limité les dégâts, mais les
flammes dans l’entretoit et l’eau ont rudement
endommagé la friperie et le second étage de
l’immeuble.
En tenant compte de l’état du bâtiment
depuis l’incendie ainsi que du terrain, le con-
seil municipal de Windsor a récemment dé-
cidé de l’acheter au coût de 30 000 $ afin de
le démolir. « Cela va nous permettre d’élargir
l’accès au stationnement des Cèdres. Il y a
aussi la possibilité d’installer un aménage-
ment comportant des bancs et un abreuvoir.
Puisque plusieurs aînés et familles emprun-
tent régulièrement les trottoirs de la rue Saint-
Georges, cet espace serait l’occasion de
prendre une pause », entrevoit la mairesse
Sylvie Bureau.
Faisant face à l’ancien Hôtel Frontenac qui
est maintenant occupé en grande partie par le
Centre de mécanique Carrier, le Café Royal a
été un restaurant populaire durant plusieurs
années, dont celles de la décennie 60. Par la
suite, le lieu de restauration acquis par Gilles
Lavoie a de nouveau été populaire durant les
années 1990 à l’enseigne de la Pizzériata.
Lors de l’incendie, l’ex-préventionniste de la
Régie, Sylvain Dusseault, avait indiqué que
le bâtiment datait des années 1920.




