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193, rue St-Georges,

Windsor (Québec) J1S 1J7

Tél. :

819 845-2705

Téléc. : 819 845-5520

[email protected]

Président :

Claude Frenette

Le journal l’Étincelle est un hebdomadaire distribué à plus de 10 650 exemplaires.

Directrice :

Chantal Darveau

| Réceptionniste :

Geneviève Gray

| Graphistes :

Nancy Ménard et Nathalie Bourget

Conseillers publicitaires :

Chantal Darveau et Sébastien Boucher

| Journaliste :

Ralph Côté

Soyez vu t reconnu... grâce à l’Étincelle

JOURNAL

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L’Étincelle • www.letincelle.qc.ca • mercredi 16 décembre 2015

• Nos meilleurs vœux aux frères Chevaliers

qui célèbrent leur anniversaire du 13

au 19 décembre : Alain Corriveau, Alain

Verronneau, André Bourgeois, Gaétan

Codère, Serge Bisson, Claude Lemelin,

Euclide Saint-Laurent, Benoît Jacques et

Sébastien Rosa.

• La demande pour les paniers de Noël est

terminée depuis le vendredi 4 décembre. La

distribution des paniers se fera le samedi 19

décembre, de 9 h à 12 h 30. Assurez-vous

d’être présent à votre domicile.

• Le tirage hebdomadaire de la loterie locale

a eu lieu le 11 décembre. La gagnante du

montant de 500 $ est Rita Blair (billet no.

698). Félicitations.

• Le prochain souper du mois organisé par les

Chevaliers aura lieu à leur grande salle le

vendredi 18 décembre, dès 18 h. Au menu :

ragoût de pattes. Le coût est de 14 $ par

personne si payé avant le 16 décembre.

Après cette date, le coût sera de 17 $. Pour

la soirée seulement, le coût est de 8 $ avec

la musique du duo Estelle et Rock. Pour in-

formation, communiquez au 819 845-3822,

ou au 819 845-2686 (local des Chevaliers).

Bienvenue à toute la population.

• Les cartes de membres pour l’année

2016 sont disponibles. Pour information :

819 845-2686.

• Pensée : Notre perception de la vie et de

nous-mêmes évolue au fil de nos transfor-

mations intérieures. Ce renouvellement

constant crée des vagues de changements

qui se répercutent concrètement dans les

différentes sphères de notre vie. Ce que

nous semons en nous, nous le récolterons

de jour en jour. Le hasard n’existe pas.

• Bon anniversaire à Mmes Bernadette

Vigneux, Antonia Sansouci, Jeanne D’Arc

Morissette, Jeanne-Mance Couture,

Béatrice Vigneux et Noël Ange Coutu,

• Nous avons eu un très beau souper de

Noël. Un gros merci aux 55 personnes qui

y ont participé ainsi qu’aux bénévoles, spé-

cialement les membres des comités, toutes

celles qui ont aménagé la salle, vendues

des billets de partage, servi le punch, passé

le vinaux tables et à toutes celles qui nous

ont aidés. Grâce à vous toutes, ce repas

fut encore une fois un succès. En espérant

vous revoir toutes l’an prochain.

• Lors du récent souper, la gagnante du prix

de présence de 5 $ est Henriette Hétu et

celui de l’assiduité revient à Mme Pierrette

Corriveau.

• Notre prochaine réunion aura lieu le 13

janvier prochain, à 19 h, au local des

Chevaliers de Colomb. Nous vous atten-

dons en grand nombre.

• Il y aura une clinique de sang le 21 décem-

bre à l`école du Tournesol, en collaboration

avec les Filles d’Isabelle. Venez encourager

nos jeunes.

• Joie, Paix, Amour, voilà les vœux que je

vous souhaite à chacune de vous ainsi qu’à

votre famille. Joyeux Noël et Bonne Année.

(Jocelyne Bégin)

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ports

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oin des chevaliers

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illes d’Isabelle

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LES ANCÊTRES DES FAMILLES LECOURS

Deux ancêtres du nom de Michel Lecours

sont à l’origine des Lecours du Québec. Ces

deux pionniers de la famille ont épousé cha-

cun une Louise. Le premier a épousé Louise

Leblanc, à Beauport, le 13 février 1667, et le

second, Louise Ledran, à Lauzon, le 24 no-

vembre 1683. L’époux de Louise Leblanc était

fils de Jean Lecours et de Jeanne Levac, de

S.Ouen-de-Livarot, en région Normandie,

département de Calvados, France. L’époux

de Louise Ledran était fils de Julien Lecours

et de Michelle De Benne, de S.Gemmes-le-

Robert, en région du Maine, département de

Mayenne, également en France. On ne recon-

naît aucun lien de cousinage apparent entre

les deux hommes.

Michel Lecours et Louise Leblanc se sont

établis à Montréal où Michel tenait un étal de

boucherie en 1681. Il était l’oncle de Suzanne

Valet, épouse de Pierre Morier. Michel Lecours

et Louise Ledran se sont établis à Lauzon où

Michel exerçait le métier de laboureur. Ce

dernier était probablement de culte protestant

à son arrivée puisqu’on lui a imposé une con-

firmation catholique à l’âge de dix-sept ans, à

la cathédrale de Québec, le premier mai 1662

avec d’autres nouveaux arrivants de France.

Ces confirmations religieuses catholiques des

nouveaux arrivants étaient courantes puisqu’il

était interdit de quitter la France pour immigrer

en Nouvelle-France si on n’était pas de culte

catholique. De plus, il fallait absolument être de

culte catholique pour avoir le droit de travailler

en Nouvelle-France. Le clergé catholique ex-

erçait à la fois, en Nouvelle-France, le rôle

d’autorité religieuse de la seule vraie religion

permise et aussi le rôle de gouvernement civil.

On obtenait du travail des communautés reli-

gieuses seulement si on était catholique et on

obtenait une terre pour s’établir uniquement si

on était de culte catholique.

Beaucoup de nos ancêtres de cultes différents

sont devenus ce qu’il est convenu d’appeler

de nos jours des « catholiques de convenance

». Il fallait s’adapter aux lois du pays pour y

habiter et la Charte des droits de la personne

à cette époque-là n’était même pas un projet

d’avenir. Michel Lecours, le marchand boucher

de Montréal, est décédé à Montréal à 47 ans

en 1685 et son homonyme, le laboureur de

Lauzon, est décédé vers l’âge de 61 ans en

1706.

Pour des suggestions ou pour s’inscrire

aux Beaux dimanches en famille :

Société généalogique de Richmond

([email protected]

).

G

énéalogie

Beaux dimanches en famille, par Jacques Blaquière

QUAND LA CHARITÉ SERT À BIEN

CAMOUFLER L’INJUSTICE SOCIALE

Vers les années 1970, au cours d’une con-

férence que je donnais au Conseil des

Œuvres du grand Montréal (le Centraide ac-

tuel), je posais les deux questions suivantes :

1 —Les nombreux dollars que vous investis-

sez dans la charité présentement, qu’est-ce

qu’ils auront changé dans 10 ans? 2— Est-ce

qu’il faut que la pauvreté demeure pour

que la charité demeure ? Je pense que ces

deux questions sont encore plus pertinentes

aujourd’hui.

Camus écrivait déjà : « Les riches en avaient

assez de l’entraide, ils ont inventé la charité !

» En Estrie, la Grande Guignolée avec tout

son battage publicitaire et ses très nombreux

bénévoles en tuques du Père Noël a rapporté

le joli montant de 160000 $ Tribune). Je vous

fais tout de suite remarquer que ce montant

est à distribuer dans une large partie de la

population et qu’il représente à peu près le

tiers du salaire annuel d’un médecin spécia-

liste. Un traitement médical homéopathique.

Les regroupements, les mouvements, les ac-

tions charitables qui cherchent à atténuer les

inégalités sociales n’ont pas proliféré pour

compenser les effets de la volonté divine.

C’est notre charpente socio-économique qui

les a rendues nécessaires. Les lois sont tou-

jours faites au profit de ceux qui les font. Les

inégalités salariales sont faramineuses. Elles

sont déterminantes, elles sont une cause di-

recte de la pauvreté. Quelques pays font une

différence. La Finlande, par exemple, dont les

disparités salariales sont beaucoup moins in-

décentes que les nôtres, vient d’instaurer un

revenu annuel garanti qui suffira à rendre inu-

tiles les compensations charitables.

Chez nous, avec le temps, la mission régula-

risatrice de l’État a fondu et continue de fon-

dre à vue d’œil. Chez nous, la charité devient

un traitement de plus en plus nécessaire à

la réduction et au camouflage des inégalités

sociales. Chez nous, le privé envahit gradu-

ellement le territoire plus égalitaire de l’État

et s’accommodent très bien des impasses

socio-économiques d’une large part de la

population. Le tout est bien enveloppé dans

un langage inoffensif et déculpabilisant.

En plus, cette approche au large problème

de la pauvreté rend pratiquement impossible

toute forme de contestation sociale. D’abord

parce les formes d’aide sont individuelles et

n’incitent aucunement aux regroupements

qui pourraient avoir une quelconque influ-

ence. Ensuite parce que l’ensemble de la dé-

marche charitable rend invisible le lien entre

la pauvreté et ses causes.

J’aimerais que sur les boites des « guigno-

leurs » ou ailleurs, on écrive en gros carac-

tères : « À bas les abris fiscaux ! » ; « À bas

les profits non imposables des multinatio-

nales ! » « À bas les primes de séparation

faramineuses ! » À bas les salaires des mé-

decins spécialistes ! » « À bas les profits des

banques ! » « À bas les entourloupettes de la

fiscalité », etc.

Une dernière question : comment se fait-il

qu’un haut salarié qui quitte son poste bé-

néficie d’une imposante prime de séparation

et qu’un petit salarié qui perd son emploi at-

tende un certain nombre de semaines pour

recevoir ses prestations, que ces prestations

soient temporaires et qu’elles s’ajustent à

quelque 60 % de son salaire? Ce travailleur

est certainement mûr pour un panier de Noël.

N’est-ce pas?

Gaston Michaud

, Racine